Les Français reconnaissent les efforts des marques alimentaires sur leurs engagements RSE

Les Français sont désireux de mieux connaître l’engagement sociétal et environnemental des marques qu’ils consomment, mais ils considèrent que les marques en général ne se préoccupent pas assez de leur impact sur la vie locale, l’environnement, les ressources naturelles affectées et les conditions de vie de leurs fournisseurs. Les marques alimentaires tirent, elles, leur épingle du jeu en étant perçues – et de loin – comme les premières contributrices au bien-être durable et celles pour qui de fortes progressions sont notées sur les engagements environnementaux et sociétaux.



À RETENIR

La RSE, désormais un vrai critère dans le rapport aux marques :
Près d’un Français sur trois (31 %) s’est déjà renseigné sur l’engagement social et environnemental d’une marque et près des deux tiers (60 %) sont intéressés par le faire.

Les marques en général ne s’emparent pas assez des sujets RSE :
Les Français sont minoritaires à considérer que les marques se préoccupent réellement de leur empreinte locale (38 %), de l’environnement (35 %), de la pérennité des ressources naturelles (30 %) et des conditions de vie des fournisseurs (29 %)

Les marques alimentaires plébiscitées sur le bien-être durable :
63 % des Français considèrent que les marques alimentaires contribuent à leur bien-être durable, loin devant les autres secteurs de consommation : en seconde place les produits technologiques (50 %) et en troisième place les produits d’hygiène et de beauté (49 %).

Elles sont clairement reconnues pour leurs efforts récents en matière d’engagements sociétaux et environnementaux :
+5 points concernant la prise en compte de l’impact de leur activité sur l’environnement et la vie future des hommes (35%), + 6 points sur le soutien aux agriculteurs français (31 %), + 6 points sur les effets sur la santé de leurs produits (40 %), + 7 points sur le caractère crédible et compréhensible de l’information qu’elles apportent (44 %).


 

LA RSE, NOUVEAU VECTEUR D’ENGAGEMENT POUR LES CONSOMMATEURS ?

Les Français, à la fois dans leurs pratiques et dans leurs attentes, se disent soucieux de connaître les engagements des marques sur les problématiques sociales et environnementales : près d’un Français sur trois (30 %) s’est déjà renseigné sur l’engagement social et environnemental des marques en général et près des deux tiers (60 %) sont intéressés par le faire. 

Plus le sondé est lui-même engagé dans ses actes de consommation, plus il considère que la contribution des marques à la création de bien-être durable doit être importante. C’est le cas de 62 % des acheteurs de produits issus du commerce équitable ou de 57 % des acheteurs de produits Bio versus 50 % pour la population générale.

POURTANT, LES MARQUES N’ONT PAS FAIT LEURS PREUVES SUR LEURS ENGAGEMENTS SOCIÉTAUX ET ENVIRONNEMENTAUX

Tous les indicateurs convergent vers un durcissement de la perception de la contribution des marques en général sur leurs engagements RSE
Ainsi, si 50 % des Français pensent que les marques peuvent jouer un rôle important dans le bien-être durable, seuls 38 % pensent qu’elles jouent en effet ce rôle. 

De même, si les Français considèrent très majoritairement que les marques doivent accorder de l’importance à l’environnement (87 %), à la pérennité des ressources naturelles (86 %), à leur empreinte locale (84 %) et aux conditions de vie des producteurs (84 %), ces items très marqués sur l’engagement des marques sont en forte baisse depuis 2013 : moins 6 points pour l’environnement et la pérennité des ressources naturelles, moins 7 points pour les conditions de vie des producteurs.

EST-CE UNE ÉROSION DANS LA CONFIANCE ACCORDÉE AUX MARQUES ET DANS LEUR CAPACITÉ À PRENDRE EN MAIN CES  NOUVEAUX ENJEUX CONTEMPORAINS ?

Dans les faits, les marques répondent-elles à ces nouvelles attentes des consommateurs ? Non, répondent les Français. Ils sont minoritaires à considérer que les marques se préoccupent réellement de leur empreinte locale (38 %), de l’environnement (35 %), de la pérennité des ressources naturelles (30 %) et des conditions de vie des fournisseurs (29 %).
Les sujets de la RSE restent ainsi un territoire de conquête pour les marques en général, avec de fortes progressions possibles pour répondre aux attentes de leurs consommateurs.

LE SECTEUR ALIMENTAIRE EST RÉCOMPENSÉ POUR SES EFFORTS NOTABLES EN LA MATIÈRE, BIEN IDENTIFIÉS PAR LES CONSOMMATEURS

Les Français plébiscitent les marques alimentaires comme premières contributrices au bien-être durable, à hauteur de 63 % selon les sondés, loin devant les autres secteurs : 50 % pour les produits technologiques ; 49 % pour les produits d’hygiène et de beauté ; 47 % pour les loisirs : 47 % et 46 % pour les médicaments.

Mieux encore : elles sont clairement reconnues pour les efforts récents que beaucoup d’entre elles ont pu faire. Même si elle reste en deçà de l’image des marques en général (il reste encore 51 % des Français à se déclarer inquiets sur la qualité des produits alimentaires), l’image des marques alimentaires progresse sur tous les indicateurs relevant de leurs engagements sociétaux et environnementaux :

  • Elles cherchent à réduire au maximum l’impact de leur activité sur l’environnement et la vie future des hommes : + 5 points,
  • Elles soutiennent les agriculteurs français : + 6 points,
  • Elles prennent en compte les effets sur la santé de leurs produits : + 6 points.
  • Elles apportent une information crédible et compréhensible sur leurs produits : + 7 points.


Qu’est-ce que le bien-être pour les Français ?

Un état durable et qui dépend avant tout de soi-même. Ni éphémère, ni ponctuel, le bien-être est perçu comme quelque chose qui dure dans le temps et qui se construit par soi-même. Le baromètre 2016 montre toutefois une érosion régulière de la sensation de pouvoir maîtriser soi-même son bien-être : 6,7 points sur une échelle de 1 à 10 versus 7,2 points en 2013.

Fiche technique :
L’enquête a été réalisée online du 30 septembre au 5 octobre 2016, sur un échantollon représentatif de 1 010 Français âgés de 18 ans et plus.

Fabienne Simon

Directrice Générale Adjointe, Ipsos Public Affairs

Fabienne Simon

Directrice Générale Adjointe, Ipsos Public Affairs

Sarah Duhautois

Flora Baumlin

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